¤¤¤ L'ile de la Réunion ¤¤¤

¤¤¤ L'ile de la Réunion ¤¤¤

Sur ce joyau de 2512 km2, cohabitent deux volcans : le Piton des Neiges(3069 m) aujourd'hui éteint et le Piton de la Fournaise (2631 m) qui, depuis trois cent mille ans agrandit l'île, au gré de ses éruptions successives.

Sa grande diversité géo-climatique offre à toutes les plantes, fleurs et fruits, un climat propice à leur épanouissement.

A la fin du XIXe siècle, une crise de la canne à sucre entraîna le développement de nouvelles cultures destinées à l'exportation : les plantes à parfum (Vétiver et Géranium) et la Vanille Bourbon, orchidée à l'arôme doux et puissant à la fois sont des produits trés recherchés dans le monde entier.


Mon île , est depuis 1946 un Département Français d'Outre-Mer où, une mosaïque de races venues de tous les continents (Europe, Asie, Afrique...) vivent en harmonie et ont apporté leur savoir-faire et adapté leurs recettes pour créer une cuisine typiquement Réunionnaise.

Les amateurs de sport nautique pourront apprécier les plages de Saint Gilles, Saint Leu, L'Etang salé et Saint Pierre où ils pourront pratiquer leur activité favorite (surf, plongée, pêche au gros, voile,...).

Les randonneurs trouveront dans les montagnes inférieures, plus de 1000 kms de sentiers parfaitement balisés et entretenus, conditions essentielles pour profiter pleinement d'une nature qui se fera selon les lieux, primitive, exotique ou romantique.


Mon île , n'est pas une île tropicale comme les autres, elle offre un vrai dépaysement à ceux qui recherchent autre chose que la sempiternelle image du touriste paressant sur un plage de rêve. Si, un seul mot devait remémorer l'image de mon île, ce serait celui de diversité.

Diversité géographique, diversité climatique, diversité botanique, diversité culinaire mais plus que tout , diversité humaine.

# Posté le vendredi 04 juin 2004 15:50

Modifié le lundi 14 juin 2004 08:00

¤¤¤ La population ¤¤¤

¤¤¤ La population ¤¤¤
Composition de la société réunionnaise actuelle

- Les créoles 40% de la population, sont ici chez eux puisqu'ils descendent des premiers arrivants (français et malgaches). Il y a plusieurs souches de créoles: Les "Ptits Blancs" ou "Yabs" aux yeux clairs qui composent la couche populaire, les "Gros Blancs" issus de l'aristocratie locale, et les métisses.
- Les Indiens appelés "Malabars" de religion tamoule. On les retrouve à tous les échelons sociaux. .
- Les Musulmans(25% de la population) appelés "Z'arabes" de religion musulmane. Ils commercent dans les étoffes et l'habillement.
- Les Chinois (5%)"sinois", que l'on retrouve dans le commerce alimentaire.
- Les Noirs (entre 4 et 5%) appelés "Cafres" d'origine malgache ou africaine.
- Les "Z'oreils" ou "Métros" dont certains, venus pour quelques années seulement en tant que fonctionnaire, ne partirent jamais... Le "Zoréole" est le mélange de zoreille et de créole.
- Les Malgaches qui furent à l'origine de l'occupation définitive de l'île, se sont largement métissés avec les Européens puis les créoles.
- Les Comoriens encore peu nombreux, constituent une émigration récente.

L'île de la Réunion offre un exemple peut-être unique au monde. Mon peuple vient de dix endroits différents, de trois continents. Le cocktail de races est subtil. A l'origine, l'île comptait plus d'hommes que de femmes. Dès cette époque, le métissage laisse espérer la naissance d'une colonie modèle, où les préjugés de couleur seraient dès le départ abolis : parmi les épouses potentielles se trouvent de pures malgaches et des métisses portugaises-indiennes venues de Goa.

Et grâce à leur apport, la couleur des enfants va du blanc pur au café foncé. Mais la Compagnie des Indes encourage et organise la traite des noirs pour des raisons économiques. Les noirs destinés aux Mascareignes sont pris sur la côte orientale d'Afrique, où les trafiquants arabes et portugais sont d'efficaces fournisseurs. Qualifiés indifféremment de "Kafir", un mot arabe qui signifie infidèle, ces africains appartiennent en réalité à différents peuples parfois issus de très loin à l'intérieur du continent. S'y ajoutent des esclaves malgaches, encore plus nombreux : ils appartiennent à des tribus de l'intérieur que les côtiers razzient dans l'unique but de vendre les prisonniers.


L'Afrique a aussi teinté les danses de salons pour donner le séga, qui se danse en couple sur un air joyeux. Humour et romantisme inspirent une création locale abondante et de qualité croissante, dont le rêve est de conquérir, à l'instar des rythmes antillais, toutes les platines laser du monde. En attendant ce jour historique, le visiteur pourra s'initier au séga dans la plupart des hôtels et des discothèques. Il en gardera un certain balancement dans les reins... La Réunion offre ce modèle réussi : celui d'une société métisse et multiraciale équilibrée de 630.000 habitants, qui a dépassé les barrières de peau. Si les réunionnaises sont aussi jolies, c'est parce qu'elles sont le fruit de cent mélanges.

# Posté le vendredi 04 juin 2004 16:38

Modifié le lundi 14 juin 2004 08:00

¤¤¤ Le créole réunionnais ¤¤¤

¤¤¤ Le créole réunionnais ¤¤¤
"...lo rayoné Langkozé, pou un jour, nout tout frer rayonné, trouve nout l'identité, pour un jour not band marmaille lé fièr vive su la terre zot lé né, ... nout pays y respir lo gout la vie ! ..." Baster.

Le créole réunionnais, spécifique à la réunion, différe sensiblement des créoles parlés à Maurice, à Rodrigues ou aux Seychelles. Les habitants de ces îles arrivent à se comprendre les uns les autres.
Il s'est constitué au cours de la période coloniale au 18e siècle, né du besoin de communication entre esclaves de différentes origines, d'une part, entre les esclaves et les colons, d'autre part.

Cette langue a été progressivement forgée par les esclaves, par déformation et simplication du français usité par leurs maîtres dans les plantations. Il contient aussi des racines africaines et malgaches et s'est par la suite enrichi de vocables anglais, hindi, et chinois.

Un véritable système linguistique émergea alors. A la langue maternelle de chacun s'ajouta un nouveau parler commun à tous. Langue métissée, langue orale, dont la grammaire et l'orthographe n'ont été fixés que tardivement, elle est aujourd'hui parlée par tous les réunionnais dans la vie quotidienne. Sa base lexicale française et son écriture phonétique facilitent sa compréhension.

Tu apprécieras sa mélodie nonchalante, le charme suranné des mots hérités du vieux français, les vocables savoureux formés par onomatopées ou par images évocatrices. Expression d'une culture spécifique, facteur d'identité insulaire, le créole fut interdit à l'école et sur les ondes jusque dans les années 70.

Aprés une période de quasi-clandestinité, il s'est vu réhabilité. La littérature, la musique, les radios libres, depuis 1982, en sont les principaux vecteurs et diffusent le créole sur la scène publique.


Le français néanmoins la langue officielle, enseignée à l'école, parlée dans les situations publiques et formelles, l'administration, la justice, les affaires. Enfin les différentes communautés ont parfois conservé la langue de leurs ancêtres, qu'ils parlent entre eux, dans un contexte familiale ou religieux.

Consacrer un chapitre au "parler créole" ne signifie nullement que le voyageur désireux de venir dans notre île aura, préalablement à sa venue, à s'initier à ce parler si expressif. Tout le monde à la Réunion parle français plus ou moins bien.
Mais pratiquement tout le monde le comprend bien. Ceci n'empêche pas que le parler créole est très utilisé dans l'île. Telle ou telle personne qui, dans la journée s'exprimera dans un français "châtié", échangera le soir, en famille, quelques réparties en créole.


Ainsi le citadin normand aime de temps en temps à s'exprimer dans son patois, comme les Bourguignons ou les Auvergnats aiment à le faire dans le leur.
Mon île n'a pas le monopole du créole. Il existe à l'île Maurice, aux Seychelles, et bien loin de là dans les Caraïbes. Dans ces diverses parties du monde, il est parlé dans des nuances différentes.
L'origine du créole a fait couler beaucoup d'encre et a été l'objet de nombreuses discussions. Il est cependant un fait certain : c'est qu'un examen approfondi de ses origines fait apparaître très vite que la plupart des mots utilisés sont français. On y trouve de très nombreux termes de marine, et plus particulièrement de la marine à voile, que l'on entend encore fréquemment utiliser dans certains ports.


Il n'est pas rare dans des villages de la région de Cherbourg par exemple d'entendre encore au café les paysans commander : "Eune moque d'ber" = une timbale de cidre ou dans la région de Vire/Granville lors de la saison des foins "raler sur la liure" ou "souquer sur la liure" ce qui signifie : tirer ou tendre la corde qui tient les bottes de foin sur la remorque du tracteur, ou encore "fariner" pour pleuvoir.
Ce ne sont là que quelques exemples pris parmi des centaines de ressemblances que l'on peut trouver entre le créole et le patois de certaines régions de France.
Quoi qu'il en soit, le touriste goûtera certainement, au cours de son séjour à la Réunion, et ne serait-ce que par la chanson, le charme du patois créole. Cette forme "douce" du langage est souvent accompagnée de mimiques qui contribuent à rendre son expression si savoureuse quand on a la chance de bien l'appréhender.

# Posté le vendredi 11 juin 2004 14:19

Modifié le lundi 14 juin 2004 08:00

¤¤¤ La gastronomie réunionnaise ¤¤¤

¤¤¤ La gastronomie réunionnaise ¤¤¤
Il faut essayer en plusieurs endroits les plats créoles typiques dans les divers restaurants et tables d'hôtes. Le plat régional est le cari. Il se mange le plus souvent avec du riz et des grains, c'est à dire lentilles, haricots secs, pois du cap, etc. Il est toujours accompagné de rougails et de brédes

Allons mange un bon carri. Le touriste qui reçoit une telle invitation ne doit pas hésiter. Il fera ainsi connaissance avec le seul service dont est composé un menu typiquement créole. Mais quel service ! Celui-ci achevé, la faim du visiteur sera satisfaite. Pour déguster ce bon carri, il faut se servir à la mode créole. On commence par le riz, que les Réunionnais consomment en assez grosse quantité. Il faut dire qu'au cours des repas créoles, le riz blanc cuit à l'eau est la nourriture de base. Il ne faut pas croire que cuire correctement le riz à la créole est une tâche aussi facile qu'on imagine ; et le Réunionnais est particulièrement maniaque en ce qui concerne cette cuisson.

Après s'être servi de riz, l'invité se verra offrir les grains : soit des haricots blancs ou rouges, soit des lentilles (les lentilles qui sont produites à la Réunion - à Cilaos - sont délicieuses) soit encore des pois du Cap... A ces deux premiers composants, viendra s'ajouter le carri proprement dit. Très épicé, le carri peut être composé : d'une viande, d'un poisson, de crustacés (le carri langouste est particulièrement apprécié des gourmets). Ils sont revenus à l'huile avec tomates, oignons, ail, safran et du piment en plus ou moins grande quantité.

La plupart de ces ingrédients sont préalablement travaillés dans le "pilon" à l'aide du "calou", entendez le mortier et son pilon, généralement en basalte. Ces trois éléments disposés dans son assiette, les deux derniers surmontant une véritable "colline" de riz, l'hôte aura généralement le choix entre un certain nombre de rougails : le rougail tomates aux nombreuses de variétés, nature, au gingembre, au coeur de margose, au combava, au coton mili etc... Le rougail mangue, le rougail bringelles, le rougail zévis, le rougail pistache, le rougail zavocat et bien d'autres encore. Lors d'un bon repas créole, plusieurs de ces rougails sont généralement offerts.

Dans leur composition entrent pratiquement toujours le sel et le piment qui sont pilés au pilon à l'aide du calou. Les non initiés à la cuisine créole feront bien de se servir avec parcimonie s'ils veulent éviter d'avoir la bouche en feu. A ce sujet, il convient de dire que les créoles, lorsqu'il reçoivent un "Z'oreille" pour la première fois, font attention de ne pas trop pimenter. Ajoutons que les "zoréoles" ne sont pas moindres consommateurs de piment. D'autres rougails peuvent servir de "plat de résistance" à la place du carri ! Rougail saucisses, rougail boucané, rougail zandouille, rougail morue etc. Certains plats sont très appréciés, en particulier, le massalé de cabri d'origine indienne que préparent avec un art tout particulier les Tamouls.


Le carri ti-jacques, préparé à partir du fruit du jacquier et de la poitrine de porc fumée (les créoles prennent plus volontiers le boucané pays, plus fumé que la viande d'importation) est un plat particulièrement délicat. Les quelques réalisations culinaires évoquées ci-dessus sont loin de constituer une liste exhaustive des très nombreuses spécialités créoles.

Il faut dire que la Réunion est un haut lieu de la cuisine chinoise. Les amateurs éclairés de celle-ci trouveront facilement à sacrifier à leur "péché mignon" ; plusieurs restaurateurs chinois de l'île ayant à leur service de très grands chefs de cuisine, venus récemment de Chine sous contrat à la Réunion pour y exercer leur art. Ils trouveront également à y déguster de la cuisine vietnamienne.

Le gastronomie international peut aussi faire connaissance avec la cuisine comorienne, la cuisine malgache, comme avec la cuisine z'arabe (Indiens du Pakistan). Ainsi aux joies que lui procureront les nombreuses découvertes touristiques de cette île tropicale attachante, viendront celles que lui apporteront une cuisine exotique à laquelle il s'habituera bien vite.

# Posté le vendredi 11 juin 2004 15:01

Modifié le lundi 14 juin 2004 07:59

¤¤¤ La géographie ¤¤¤

¤¤¤ La géographie ¤¤¤
Le Climat
Mon île est soumise au régime climatique général du sud de l'Océan Indien ; presque toute l'année les vents dominants sont les alizés d'est et sud-est qui rafraîchissent l'atmosphère dès qu'on s'élève de quelques centaines de mètres.

Ces vents déterminent par effet de relief les deux côtes climatiques de l'île : la côte au vent (côte est) et la côte sous le vent (côte ouest). La côte au vent est généralement humide et la côte sous le vent généralement plus sèche mais la diversité du relief a déterminé une quantité invraisemblable de microclimats : les spécialistes en relèvent plus de deux cents ! Signalons que mon île possède des sources thermales, chauffées et minéralisées au contact de son "feu intérieur" (il y a un établissement thermal à Cilaos) et quatre étangs : le Grand Etang, lac de barrage volcanique sis dans les hauteurs de Saint- Benoît, et les étangs de Bois Rouge, de Saint-Paul et du Gol et des bassins littoraux.

L'été correspond à la saison chaude et humide, de novembre à avril. La température de l'air peut atteindre 35°C et celle de l'eau se situe autour de 26°C. Comme toujours en zone tropicale (moiteur de l'air, pluies torrentielles de courte durée en altitude), cette période est génératrice de mauvais temps et de nombreux nuages en altitude. Par contre sur la côte, vous aurez très chaud et une fine pluie fera votre bonheur.

L'hiver correspond à la saison fraîche et sèche, de mai à octobre. La température de l'air peut atteindre 25°C (sur la côte) et 19°C (à l'intérieur de l'île). Celle de l'eau se situe autour de 23°C. Pendant cette période, il pleut rarement (sauf à l'est où les averses sont fréquentes).

Le printemps est une courte période (octobre-novembre) pendant laquelle la végétation est resplendissante. Beaucoup de touristes car les températures sont idéales. Prévoir à l'avance ses réservations d'hôtels.


La génèse de mon île a commencé il y a 3 millions d'années pour le vieux massif du Piton des Neiges qui, après s'être lentement édifié sur quatre mille mètres de fond, a émergé et construit entre quatre phases successives un cône montagneux qui a dû culminer à plus de quatre mille mètres d'altitude.

II y a 500.000 ans, tandis que s'éteignaient progressivement les feux du Piton-des-Neiges, un nouveau massif volcanique se créait sur son flanc sud-est : la Fournaise. C'est cette Fournaise qui continue à cracher ses laves, presque chaque année, et qui construit, lentement patiemment l'île. L'océan, aidé du vent et de la pluie a sculpté de manière spectaculaire les deux massifs volcaniques, leur donnant un relief vertigineux, unique dans tout l'Océan Indien avec ses ravines et ses cirques


Les trois cirques (Cilaos, Mafate et Salazie) ne sont en fait que des ravines démesurément agrandies : l'effondrement progressif des falaises élargit la ravine creusée par un cours d'eau, jusqu'à faire un fond de vallée circulaire, très accidenté et n'ouvrant sur la mer que par le lit de la rivière. Quant aux routes de Cilaos et de Salazie, elles offrent un éventail surprenant de cascades, de falaises, de gouffres... et de virages. Dominant les cirques, les plus grands sommets sont le Piton des Neiges (3069 m) et le Gros Morne (2992 m), reliés par la crête rocheuse des Salazes, le Grand Bénare et la Roche Ecrite




Les Cyclones ou dépressions
C'est à peu prés la même chose, la dépression étant moins fotre mais souvent plus étendue; ce phénomène métérologique étant toujours en évolution, une dépression peut trés bien devenir cyclone et inversement.
La masse nuageuse à enroulement en spirale (bien visible sur photo satellite) couvre une zone telle qu'une dépression située assez loin de l'île peut changer le temps durant de nombreuses journées : pluies, et impression de respiration oppressée.

Il y a 3 systèmes d'alerte avant l'arrivée d'un cyclone :

- La vigilance cyclonique est annoncée lorsqu'un cyclone est à 400 km de l'île (3 jours avant son arrivée). La vie sur l'île continue normalement, seulement les randonnées et les sorties en mer sont interdites.
- L'alerte orange est annoncée lorsque l'arrivée du cyclone est prévu dans les 24 heures. Les écoles ferment, les paysans rentrent leurs bêtes à l'abri. Les voitures circulent normalement. La route de la côte est "basculée" sur 1 voie (en raison des chutes de pierres). Risque de houle, ce qui rend la conduite dangereuse.
- L'alerte rouge est annoncée 3 heures avant que le cyclone soit sur l'île, danger imminent. La population doit rentrer chez elle et se préparer à l'arrivée du cyclone. Au bout de ces 3 heures, il est interdit de circuler à pieds et en voiture. Cette période d'alerte rouge peut durer de 1 à 3 jours. Après le cyclone, les routes sont recouvertes de branches, de fils électriques, de pierres... Il est donc conseillé de reste vigilant.

# Posté le mardi 22 juin 2004 03:23